Affiche 1001 Bols, graphisme Thibaud Tissot, onlabDu 25 septembre au 13 novembre aura lieu au musée l'exposition 1001 Bols (vernissage le samedi 24 septembre à 17h). Cette exposition est née à Genève mais elle a beaucoup voyagé avant de boucler la boucle cet été au Musée de l'Ariana dans cette même ville : Inde, Chine, Corée du sud, France. Elle fait maintenant escale à La Chaux-de-Fonds, et s'enrichit à cette occasion d'une exposition complémentaire spécialement conçue pour cette étape au Musée des beaux-arts : 10x10.

Mais parlons d'abord rapidement du contenu de l'exposition principale : cent potiers et céramistes contemporains originaires de cinq continents ont été invités à créer une série de dix variations sur le thème universel du bol. Cela permet de présenter la richesse et la vitalité de la création céramique actuelle. Le public peut ainsi découvrir l’étonnante diversité de techniques et d’approches qu’offrent les matériaux céramiques, et des procédés allant des plus archaïques aux plus récents. L’exposition présente des pièces illustrant une multitude d’aspects allant de la terre polie enfumée à la porcelaine la plus fine.

L'exposition 10X10 reprend l'idée de l'exposition, mais à une autre échelle : dix céramistescréent cette fois 10 grands bols surdimensionnés, en quelque sorte à l'échelle des vastes salles de l'extension du musée. À nouveau, le plaisir et la richesse des variations, mais aussi de nouvelles questions : s'agit-il toujours vraiment  d'un bol ? Qu'est-ce que cette nouvelle échelle implique pour leur conception et leur réalisation ? 

Petit bol à thé indien kuhlarÀ l'origine du projet 1001 Bols, il y avait la volonté de rendre hommage à un objet indien humble et autrefois universel, qui est en train de disparaître face à la concurence du plastique: le petit bol en terre jetable kulhar «fait depuis toujours pour ne pas durer». Que nous dit le destin de ce petit bol de la place de la céramique dans notre monde actuel ? La finesse et l'étonnante variété des travaux présentés devrait pouvoir nous rassurer quelque peu sur ce point.

Le petit bol kulhar lui-même n'a d'ailleurs pas encore disparu. Il a même été possible d'en faire venir quelques dizaines d'exemplaires pour le vernissage, qui devrait donc cette fois-ci réjouir tout particulièrement les amateurs de tchaï.

À noter encore que cette exposition d'art appliqué fournit aussi un merveilleux prétexte pour enfin nouer une collaboration plus rapprochée avec l'Ecole d'art, projet maintes fois repoussé au regret des deux parties. Les deux expositions principales sont donc complétées par une exposition intitulée Recherches & explorations, qui présentera une sélection inattendue de travaux d'élèves de la section bijouterie.