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MONOCHROMES. L'affaire du siècle

Du 1er juillet au 30 septembre 2018.

Il y a un siècle, Malevitch peignait son Carré blanc sur fond blanc. Peinture iconoclaste ou en quête d'absolu, le monochrome n'a cessé, depuis, d'inspirer autant de fascination que d'interrogations.

L'occasion de cet anniversaire est donc aussi celle d'observer comment la peinture monochrome est devenue une part constitutive de l'identité du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds. D'Yves Klein à Steven Parrino, en passant par Marcia Hafif, les oeuvres de nos collections scandent en effet plusieurs épisodes importants de ce genre pictural depuis la fin des années 1950. En écho, les travaux d'une dizaine d'artistes travaillant en Romandie montrent comment une peinture monochrome peut tour à tour se révéler virtuose (F. Gygi) ou adextre (C. Cuccu), érudite (J. Hentsch, I. Anüll) ou charnelle (A. Bianchini, A. Huck), ironique (S. Fleury), optique (S. Kropf), lyrique (R. Levi), voire métaphysique (P.-A. Ferrand), se mêlant même de musique ou d'architecture (S. Croci-Torti, F. Gabioud).

Cet échantillonnage des pratiques monochromes pointe le paradoxe que la perceptibilité minime d'une peinture presque uniforme a toujours pour effet d'aiguiser l'acuité des regards.

Artistes exposés

Alexandre Bianchini, Henry Codax, Andreas Christen, Sylvain Croci-Torti, Charles Cuccu, Pierre André Ferrand, Sylvie Fleury, Frédéric Gabioud, Jonathan Genkins, Christoph Gossweiler, Fabrice Gygi, Marcia Hafif, Nicole Hassler, Jérôme Hentsch, Yves Klein, Stéphane Kropf, Bertrand Lavier, Renée Levi, Matthew McCaslin, Allan McCollum, Olivier Mosset, John Nixon, Steven Parrino, Stephen Prina, Claude Rutault, Adrian Schiess, Joan Waltemath.